La dette technique : ce coût invisible qui menace la rentabilité de votre site.

La dette technique : ce coût invisible qui menace la rentabilité de votre site.

Vous rappelez-vous du jour où votre site WordPress a été mis en ligne ? Tout était (presque) fluide, rapide, et le moindre clic répondait quasi instantanément. Mais quel bonheur !

1 ou 2 ans plus tard si votre site est encore accessible, l’ambiance a changé.

Votre site semble « lourd ». Vous demandez une modification mineure (ajouter un texte ou changer une couleur), et votre prestataire actuel soupire en vous annonçant des délais étrangement longs pour des tâches, somme toute, désuètes.

Pire : vous avez peur de cliquer sur le bouton « Mettre à jour » de crainte que tout ne

Ne parlons pas de votre prestataire qui a bien conscience de signer son arrêt de « mort » en mettant à jour un plugin (builder) du type WP Bakery après avoir toujours repoussé l’échéanceOups, la licence premium a expiré !

Ce scénario n’est pas une fatalité, pas de la malchance non plus.

C’est un phénomène que nous appelons dans le métier : la dette technique.

Et comme toute dette financière, si on ne la rembourse pas, les intérêts finissent par coûter plus cher que le capital. Je vous explique.

C’est quoi, la « dette technique » ?

Imaginez que le développement de votre site corresponde à un projet immobilier.

Pour aller vite et payer moins cher à la construction, on peut choisir de :

  • construire sur des fondations légères,
  • d’utiliser des matériaux à moindre coût,
  • de faire quelques raccourcis sur l’isolation.

Sur le moment, c’est gagnant : la maison est livrée en un temps record, tout est ok et un maximum d’économies a été réalisé.

Vous avez contracté une dette.

Le problème ?

C’est ce qui va se passer par la suite. Chaque fois que vous voudrez agrandir la maison ou réparer une fuite, cela prendra trois fois plus de temps car les fondations ne sont pas saines.

Dans le développement de site WordPress (et de site en général), c’est pareil. Quand un site est développé avec des « raccourcis » du type…

  • thème WordPress abandonné ou code dit « sale »,
  • abus de plugins gratuits,
  • structure bancale du site,
  • ou plus récemment, génération de code via intelligence artificielle sans cadre et prompt précis,

Pour gagner du temps, on crée une dette.

Je ne vous parle pas du scénario où plusieurs développeurs (inexpérimentés pour la plupart) sont intervenus à la chaîne sur la création d’une même plateforme… La dette se multiplie puisque vous accumulez 2 ou 3 manières de développer, des incohérences dans le code et des fonctionnalités inutiles.

Bref ! Les « intérêts » de cette dette, c’est le temps supplémentaire que vous allez payer plus tard pour la moindre maintenance.

Les 4 symptômes : Votre site est-il endetté ?

Vous n’avez pas besoin de lire le code pour savoir si votre site souffre de dette technique. Voici les signes qui ne trompent pas :

  • L’effet « château de cartes » : On corrige un bug à gauche, deux nouveaux apparaissent à droite. Le site semble fragile et instable.
  • La lenteur inexpliquée : Vous n’avez pourtant pas ajouté de contenu lourd, mais le site rame. C’est souvent le signe d’un code mal optimisé qui « étouffe » le serveur (cela peut également provenir d’un serveur qui ne correspond pas à votre besoin).
  • Beaucoup trop de plugins activés : Votre site utilise 40 plugins là où 10 suffiraient. C’est typique de ce que l’on peut appeler « bricolage » : au lieu de coder proprement une fonctionnalité simple, on installe une extension lourde pour que cela fasse de suite l’affaire.
  • La peur des mises à jour : Si votre développeur (ou vous-même) tremble à l’idée de mettre à jour WordPress, les plugins ou la version PHP de votre hébergement, c’est que le code n’est pas aux normes.

On pourrait également ajouter le mode debug et la consultation de vos logs d’erreurs. C’est la syncope assurée.

Pourquoi cela menace votre rentabilité ?

Le problème de la dette technique, elle ne va pas forcément agacer les développeurs car finalement, cela leur fait plus de travail (vous allez tout de même leur faire perdre quelques cheveux).

Non le problème c’est que cette dette technique impacte directement votre portefeuille :

  1. Explosion des coûts de maintenance : Une tâche qui devrait prendre 1 heure me prendra peut-être 4 heures si je dois démêler la manière dont a été conçu votre site web. Vous payez donc 4 fois plus cher pour le même résultat.
  2. Perte de visibilité (SEO) : Google pénalise les sites lents et mal structurés. Une dette technique élevée, c’est souvent une chute dans les classements de recherche. Si vous pensez être concerné par ce problème, je vous invite à jeter un oeil sur votre Google Search Console et la partie « Core Web Vitals (si toutefois, on a pensé à vous en créer un).
  3. Le risque de la « faillite technique » : C’est le point de non-retour. Le moment où l’on vous annonce : « Désolé, cela devient trop compliqué. Il va falloir tout refaire de zéro. » Votre investissement initial part en fumée.

Mon approche avec Social Mpact

Mon rôle de garant technique (si l’on puit dire), c’est justement de gérer cette dette et investir dans les fondations de votre site web.

Je ne cherche pas seulement à ce que le site ‘marche’ visuellement. Je m’assure que sous le capot, le moteur soit propre, commenté et léger. Sur WordPress par exemple, ma règle est stricte : je privilégie systématiquement les fonctions natives du cœur du CMS plutôt que d’empiler des extensions superflues.

C’est aussi tout l’enjeu de mes contrats de maintenance. La maintenance, ce n’est pas juste faire des sauvegardes et appuyer sur le bouton « Mettre à jour les plugins ». C’est « rembourser » un peu de dette chaque mois : optimiser une base de données, remplacer un vieux plugin par une fonction plus légère, nettoyer le code obsolète.

Vous avez un doute sur la santé de votre site ?

Si vous vous reconnaissez dans les symptômes décrits plus haut, pas de panique. La dette technique se rembourse, à condition de ne pas attendre trop longtemps.

La dette technique est un sujet complexe et chaque site est différent. Si jamais :

  • vous avez un doute au vu de sa vitesse de chargement
  • vous sentez que votre site ralentit votre activité
  • vous paniquez rien qu’à l’idée de vous connecter sur votre back office,

… ne restez pas dans le flou :)

Je suis disponible pour en discuter, sans jargon et sans engagement. Parfois, un simple regard extérieur suffit à débloquer la situation.